Belgique, Allemagne, Israël : « il faut accroitre en urgence la teneur en vitamines et minéraux de notre alimentation »

Des scientifiques lancent un appel urgent pour accroître la valeur nutritionnelle des cultures Le changement climatique accélère la baisse de la teneur en vitamines et minéraux de notre alimentation, alertent 15 chercheurs de premier plan issus de quatre continents dont le Pr Asaph Aharoni de l’Institut Weizmann en Israël.
Il ne s’agit pas d’une menace lointaine. Aujourd’hui, jusqu’aux deux tiers de la population mondiale ne tirent pas suffisamment de micronutriments essentiels – tels que l’acide folique, la vitamine B2, le calcium, le fer et l’iode – de leur alimentation, une situation pouvant conduire à ce que l’on appelle la « faim cachée », c’est-à-dire la carence en micronutriments. Cette initiative est pilotée par les professeurs Dominique Van Der Straeten (Université de Gand, Belgique) et Alisdair R. Fernie (Institut Max Planck de physiologie moléculaire des plantes, Allemagne). Le Pr Asaph Aharoni, du département des sciences végétales et environnementales de l’Institut des sciences Weizmann, figure parmi les contributeurs.
Plus de 700 millions de personnes souffrent de faim réelle, faute d’un apport calorique suffisant pour couvrir leurs besoins nutritionnels fondamentaux. Des études récentes suggèrent que ces défis risquent de s’aggraver à mesure que le changement climatique réduit la teneur en vitamines et minéraux de nombreuses cultures vivrières. Pour faire face à cette menace mondiale croissante, 15 scientifiques éminents de quatre continents ont lancé un appel urgent visant à améliorer la qualité nutritionnelle de l’approvisionnement alimentaire mondial.
Dans une étude de synthèse approfondie, les chercheurs présentent une feuille de route pour préserver et améliorer la qualité nutritionnelle des cultures face au changement climatique. Ils préconisent le recours à des technologies génétiques de pointe – notamment l’édition génomique CRISPR – pour accroître la teneur en vitamines et minéraux des cultures tout en renforçant leur résilience face à l’évolution du climat.
Publication dans Nature 24 juin 2026







