Méditerranée, BGU, TAU, Ariel (Israël) : les plantes peuvent absorber des nutriments du sol et des poussières atmosphériques

De nouvelles recherches menées par l’Université Ben-Gourion du Néguev en Israël montrent que les plantes peuvent absorber des nutriments non seulement du sol, mais aussi des poussières atmosphériques qui se déposent et se dissolvent sur leurs feuilles, libérant ainsi des éléments comme le phosphore et le fer. Lors d’une étude de terrain en Méditerranée simulant des épisodes de poussière, l’application de poussière a augmenté les concentrations de macro et micronutriments dans les plantes grâce à l’acidité légère de leurs feuilles.
En intégrant les observations de terrain aux estimations des dépôts de poussière et aux données sur les nutriments du sol provenant de différentes régions, les chercheurs ont constaté que lors d’épisodes de poussière, les apports quotidiens de nutriments par absorption foliaire peuvent égaler, voire dépasser, les apports provenant du sol. « Ceci suggère un changement de perspective, passant d’une vision traditionnelle de l’acquisition des nutriments centrée sur le sol à une voie d’absorption via la végétation, où le couvert végétal agit comme une interface active pour la capture et le traitement des particules atmosphériques », explique le Dr Anton Lokshin, chercheur postdoctorant à l’Université Ben-Gourion du Néguev. «Dans les écosystèmes pauvres en nutriments, cette voie d’absorption foliaire pourrait représenter une contribution importante, et actuellement négligée, à la nutrition des plantes et au fonctionnement des écosystèmes. »
L’étude a été menée par Anton Lokshin au sein du laboratoire du Dr Avner Gross, en collaboration avec le Dr Daniel Palchan (Université d’Ariel), le Pr Marcelo Sternberg (Université de Tel Aviv), Tom Goren (Université Bar-Ilan) et André (Mahdi) Nakhavali (IIASA). Le Dr Gross est membre du Département des sciences de l’environnement, de la géo-informatique et de l’urbanisme de la Faculté des lettres et sciences humaines et sociales et de l’École Goldman Sonnenfeldt pour le développement durable et le changement climatique.
Cette étude a bénéficié du soutien de la Fondation israélienne pour la science (subventions n° 267/24 et 3171/24). La station LTER de Matta a reçu le soutien du ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Espace (subvention n° 314442) et du Scientifique en chef du Fonds national juif (subvention n° 1823).
Ce travail a également bénéficié du soutien du Conseil de l’enseignement supérieur et de la Commission européenne dans le cadre du projet ForestNavigator (subvention n° 101056875).
Publication dans New Phytologist 8 avril 2026
New Phytologist est une revue internationale de référence qui publie des recherches originales et de haute qualité couvrant un large éventail de sujets en sciences végétales, des processus intracellulaires aux changements environnementaux globaux. La revue est éditée par la Fondation New Phytologist, une organisation à but non lucratif qui œuvre pour la promotion des sciences végétales.







